Développement de la médecine tibétaine

L’histoire de la médecine tibétaine est vaste. Ainsi, l’on dénombre par exemple plus de 90 sortes d’outils destinés aux interventions et aux soins, une panoplie variée et complète à la fois.

Depuis quelques centaines d’années, la médecine tibétaine s’est développée à la manière des eaux qui montent jusqu’à atteindre un niveau élevé. Le chapitre 22 du deuxième volume (“traité explicatif”) des quatre Tantras de médecine présente clairement la terminologie relative aux outils. Son titre : “ les instruments d’interventions ” (Cha-byad-dpyad, en tibétain), fait allusion aux gestes thérapeutiques externes destinés à extraire les affections et “apaiser” les maladies.

On distingue trois méthodes : “douce”, “forte” et “dure”. Dans la méthode dite douce, on trouve par exemple les applications externes, les fomentations et bains médicinaux ainsi que les onguents. La méthode dite forte est représentée notamment par les saignées et la moxibustion. Les méthodes dites dures sont les incisions et extractions.

Malheureusement, les progrès et déclins s’étant succédés dans l’histoire de la science médicale tibétaine, aujourd’hui toutes les lignées et pratiques n’ont pas été conservées mais il reste encore quelques médecins qui utilisent certaines de ces méthodes.

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