Le développement de la médecine tibétaine

Les siècles et les générations passant, les Tibétains ont recueilli petit à petit la quintessence de nombreuses médecines étrangères qui se révélaient efficaces. En améliorant leur science médicale, en la propageant et en la développant, ils créèrent un système original. Inépuisable, à l’image de la base doctrinale des sciences extraordinaires, il possède nombre de caractéristiques particulières issues de la riche expérience dans la pratique médicale conjuguée notamment à la nature du peuple et des hautes terres du Tibet.

Les différentes générations occupèrent tout le territoire et créèrent des liens avec la Mongolie, le Bouthan, le Sikkim, le Népal et l’Inde, où ils se disséminèrent également, ce qui permit d’élargir considérablement le champ des maladies traitées.

En 1959, le Tibet tomba au pouvoir des Chinois, ce qui se traduisit par un grand désastre politique, économique, culturel et environnemental. Pire encore, lors de la Révolution Culturelle, non seulement la médecine tibétaine connut de sévères dommages mais il y eut également de nombreux événements douloureux : les érudits furent jetés en prison, les médicaments et les livres jetés au feu ou à l’eau etc…

Aujourd’hui, petit à petit, les médicaments de la pharmacopée tibétaine sont reconnus en qualité de médecine naturelle et on peut y voir un signe encourageant. Comme ils obtiennent de bons résultats dans le traitement des maladies de l’estomac, du foie et de la vésicule, de la goutte, des rhumatismes et des tumeurs, la qualité de la médecine tibétaine et de ses particularités a été mise à jour. Dans le pays, les spécialistes de la médecine tibétaine et les universitaires qui l’étudient sont chaque jour plus nombreux.

Par exemple, en 1985 à Lhassa, on entreprit d’examiner les causes des ulcères et l’on recensa de nombreux cas dans la population. L’Institut médico-astrologique tibétain travailla en collaboration avec l’hôpital chinois de Lhassa. Lorsque les médecins des principales traditions étrangères procédèrent à leurs observations, ils utilisèrent le microscope et examinèrent quelles étaient les causes premières de la maladie. Celle-ci fut ensuite soignée durant près de trois ans au moyen de la tradition tibétaine. Elle s’avéra opérante pour 196 malades sur 350 environ et reçut, en 1987, les compliments du centre d’hygiène chinois, pour ce résultat.

Également, les malades atteints d’hépatite instable furent soignés avec des médicaments tibétains et comme l’examen sanguin des patients révéla que ce traitement avait obtenu de bons résultats, beaucoup de médecins chinois adressèrent leurs patients à leurs confrères tibétains.

Ayant ainsi résumé quelque peu la situation, on conclura par le souhait auspicieux que tous les êtres soient libérés de la souffrance des maladies et qu’ils jouissent d’une excellente santé.

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