Calligraphie tibétaine
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Ouvrage sur l'écriture et la calligraphie tibétaineStages :
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A huit ans, il fut appelé auprès du Cinquième Dalaï Lama, âge à partir duquel il reçut lecture de nombreux ouvrages généraux et particuliers, sur les soutras et les tantras. Il apprit l’astrologie et la grammaire avec Darwa Lotsawa, et en ce qui concerne la médecine, il étudia notamment le Tantra Svarodaya (dByangs ’Char) auprès de Lougo Lakyen Ngakyi Wangpo, les planches anatomiques (Byang Khog Yul Thig)et la table analytique du Tantra Racine (rTsa rGyud sDong ’Grems) auprès de Jangwa Lhundingpa Namgyal Dorjé. Il reçut également des instructions relatives à la lignée unique de la médecine secrète. Ayant assimilé entièrement les sciences communes et particulières auprès de nombreux précepteurs érudits et accomplis, le « Grand Cinquième » (Dalaï Lama) lui conféra la charge politico-religieuse de régent qu’il occupera vingt-six ans durant. Il est à l’origine d’entreprises remarquables telles que la restauration et l’agrandissement du Palais Rouge du Potala , l’érection de « l’unique ornement du monde » - le reliquaire d’or du Cinquième Dalaï Lama, et l’édition des Quatre glorieux Tantras de médecine. En ce qui concerne l’art de la composition, il écrivit sur des sujets divers plus de vingt-six traités tels que :
- « le béryl blanc : aphorismes sur l’astrologie selon le système de Phoug » (phug lugs rtsis kyi legs bshad baidurya dkarpo) - « la mise au clair » (gYa’ Sel) - « le catalogue du reliquaire d’or, l’unique ornement du monde » (gser gdung ’dzam gling rgyan gcig gi dkar chag) - « le cristal éclatant des vingt et une lois » (khrims yig dvangs shel nyer gcig) - « Investigation de la science médicale » (gso ba rig pa’i khog ’bug) - « l’aigue marine : commentaire des Quatre Tantras » (rgyud bzhi’i ’grel ba baidurya sngon po) - « appendice au Tantra des Instructions » (man rgyud kyi lhan thabs)... Pour éclairer le sens des Quatre glorieux Tantras de médecine, il fit faire 79 planches illustrées qui furent, jusqu’à nos jours, reproduites partout au Tibet ainsi que dans d’autres pays tels que l’Inde. En faisant construire sur la colline du Chagpori un collège médicale appelé « le lieu de la science bénéfique aux êtres », il ne fit qu’agir en faveur des enseignements qui soutiennent la vie. Le Régent Sangyé Gyatso s’est éteint en 1705. |

Le Régent Sangyé Gyatso reste non seulement un personnage incontournable de l’histoire tibétaine mais il a été également très actif dans le domaine des dix sciences, surtout la médecine et l’astrologie. Il naquit en 1653 au nord de Lhassa, d’un père nommé Assouk et d’une mère appelée Pouthri. Dès quatre ans, ils se plongea dans l’étude de la langue tibétaine (écriture, lecture, grammaire...).